MIS A JOUR 2026/27. En Arabie Saoudite, un visiteur peut conduire avec son permis étranger ou un permis international valide pendant un an maximum à compter de son entrée dans le Royaume — ou jusqu’à l’expiration du permis, selon ce qui arrive en premier. Cette règle, fixée par le code de la route et confirmée par les services de la circulation (Moroor), s’applique à tous les visiteurs : touristes, pèlerins de la Omra, voyageurs d’affaires et expatriés venus voir leurs proches. Voici tout ce qu’il faut savoir, à jour, pour rouler en règle.
À retenir (30 secondes)
- Visiteur : permis étranger ou international valable jusqu’à 1 an après l’entrée (ou jusqu’à expiration du permis), selon le plus proche.
- Le type de permis doit correspondre au véhicule (une voiture ne s’autorise pas avec un permis moto).
- Permis non rédigé en arabe : prévoir un permis international (PCI) ou une traduction arabe par un bureau agréé.
- Ressortissants du Golfe (CCG) : permis national valable toute sa durée ; mais un PCI émis dans le Golfe n’est pas reconnu.
- Chauffeurs recrutés à l’étranger : 3 mois maximum, permis traduit.
- Devenu résident (iqama) : il faut convertir son permis ; conversion directe possible pour de nombreux pays.
- Toujours : véhicule assuré et code de la route respecté (radars Saher).
Pourquoi le Royaume autorise les permis étrangers
L’ouverture au tourisme fait partie de la Vision 2030, qui vise à diversifier l’économie au-delà du pétrole. Pour faciliter les déplacements des visiteurs, l’Arabie Saoudite reconnaît les permis de conduire étrangers et internationaux. C’est une vraie commodité : tu peux louer une voiture, rejoindre Médine ou La Mecque, explorer AlUla ou la mer Rouge sans devoir obtenir immédiatement un permis local.
L’origine de la règle est une réponse officielle de Moroor sur le réseau X (août 2023) à un internaute qui demandait si un titulaire de visa Omra pouvait conduire avec un permis étranger. La réponse fut claire : oui, et pas seulement pour la Omra — pour tous les visiteurs.
Combien de temps peut-on conduire avec un permis étranger ?
Réponse courte : jusqu’à un an à compter de la date d’entrée dans le Royaume, ou jusqu’à l’expiration du permis, selon ce qui survient en premier. Cette durée est ancrée dans l’article 42 du code de la route saoudien : un permis international ou étranger est valable un an à partir de l’entrée dans le Royaume, ou jusqu’à l’expiration de sa validité, selon le plus proche.
Cette règle n’a pas changé en 2026. Elle a même été réaffirmée : la Direction générale de la circulation a publié de nouvelles clarifications confirmant que les visiteurs peuvent conduire avec un permis international ou étranger jusqu’à un an à partir de la date d’entrée, ou jusqu’à l’expiration du permis. Si ton permis expire pendant ton séjour, tu dois le renouveler pour continuer à conduire légalement.
Attention à une confusion fréquente. Plusieurs sites parlent de « 3 mois » pour les visiteurs. C’est inexact : les 3 mois concernent les chauffeurs recrutés à l’étranger et les nouveaux résidents qui doivent convertir leur permis. Pour un visiteur, c’est bien un an.
Permis international (PCI) ou permis national : que faut-il ?
Il faut distinguer deux documents :
- le permis de conduire national (celui de ton pays) ;
- le permis de conduire international (PCI), qui est essentiellement une traduction normalisée de ton permis national, valable un temps limité et qui ne remplace jamais l’original.
Les autorités saoudiennes acceptent les deux, à condition que le permis soit reconnu et délivré par ton pays d’origine. Point ajouté par Moroor et important en 2026 : tous les permis étrangers doivent être traduits par un organisme agréé pour garantir l’exactitude et la clarté des informations. Concrètement, un permis qui n’est pas délivré en arabe doit être traduit par une autorité agréée, afin que les agents de la circulation puissent en vérifier les détails.
(EN OPTION) En pratique pour un francophone : ton permis français, belge ou autre n’est pas en arabe. Le plus sûr est de voyager avec un PCI (à obtenir dans ton pays avant le départ) ou une traduction arabe réalisée par un bureau agréé. Garde toujours l’original et la traduction ensemble.
Note honnête : certaines sources indiquent qu’un permis en anglais peut suffire, d’autres exigent l’arabe. En cas de doute, le PCI ou la traduction arabe agréée t’évite tout litige au bord de la route.
Les conditions à respecter
- Validité du permis. Il doit être en cours de validité, non expiré, pendant toute la durée d’utilisation (dans la limite d’un an).
- Correspondance avec le véhicule. Selon Moroor, le permis doit correspondre à la catégorie du véhicule. Un permis voiture de tourisme n’autorise ni la moto ni les poids lourds, sauf mention spécifique.
- Traduction agréée si le permis n’est pas en arabe (voir section précédente).
- Assurance du véhicule. L’assurance est liée au véhicule, pas au conducteur. Une voiture de location inclut l’assurance ; si tu conduis la voiture d’un proche, assure-toi qu’elle est assurée et que tu es autorisé à la conduire. Rouler sans assurance est illégal.
- Respect du code de la route. Toute infraction expose à des amendes, voire à la suspension du droit de conduire (voir l’encadré amendes plus bas).
Cas particulier : les ressortissants du Golfe (CCG)
Si tu es citoyen d’un pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Émirats, Bahreïn, Koweït, Oman, Qatar), les règles diffèrent. Pour les ressortissants du CCG, le permis valide délivré dans leur pays suffit, sans permis saoudien temporaire, pendant toute la durée de validité de ce permis.
Mais attention au piège : les permis de conduire internationaux délivrés dans les pays du CCG ne sont pas valables pour la conduite transfrontalière, y compris en Arabie Saoudite. Autrement dit, un visiteur du Golfe doit présenter son permis national, et non un PCI émis dans le Golfe.
Cas particulier : les chauffeurs recrutés à l’étranger (3 mois)
Les personnes recrutées à l’étranger pour travailler comme chauffeurs bénéficient d’un régime spécifique, plus court. D’après les services de la circulation, ces conducteurs étrangers peuvent utiliser le permis de leur pays d’origine pour une durée maximale de trois mois, à condition que le permis soit traduit par une agence agréée et que son type corresponde au véhicule conduit. C’est une solution de transition, le temps d’obtenir le permis saoudien nécessaire.
Et après un an ? La conversion en permis saoudien
Si tu t’installes (obtention de l’iqama, le titre de séjour), tu passes du statut de visiteur à celui de résident, et les règles changent.
- Délai pour convertir. Les nouveaux résidents disposent d’un délai de trois mois pour utiliser leur permis étranger avant de devoir le convertir en permis saoudien. Bon à savoir : il n’est pas possible de louer une voiture avec une iqama en cours de traitement sur un permis étranger.
- Conversion directe ou examen ? Les titulaires d’un permis issu de l’un des pays approuvés (environ 48 selon plusieurs guides) évitent l’examen et procèdent à une conversion directe ; les autres doivent passer par une auto-école, un examen théorique et un examen pratique. Le nombre exact de pays est à confirmer auprès de Moroor.
- Pays souvent reconnus. Les listes reconnues citent généralement les pays du CCG, plusieurs pays européens (France, Allemagne, Italie, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Pays-Bas, etc.), les pays anglophones (États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande) et l’Asie de l’Est (Japon, Corée du Sud).
- Démarche. Tout passe par la plateforme Absher : création de compte, service « émission de permis de conduire », prise de rendez-vous avec l’auto-école ou le bureau de la circulation (Muroor), visite médicale (aptitude), et paiement des frais.
Pour aller plus loin sur l’installation, consulte nos guides dans la rubrique Iqama et Visas.
Encadré : amendes et bons réflexes 2026
Les montants ci-dessous sont indicatifs ; le barème évolue et se vérifie via l’application Moroor ou Absher.
- Conduire sans permis sur soi : amende d’au moins 1 000 et jusqu’à 2 000 riyals.
- Feu rouge grillé : de 3 000 à 6 000 SAR.
- Excès de vitesse : d’environ 300 à 500 SAR pour un dépassement de 10 à 20 km/h, jusqu’à 1 200 à 2 000 SAR pour un dépassement de 30 km/h ou plus.
- Ceinture non bouclée : de 150 à 300 SAR.
- Bon à savoir : une remise de 25 % s’applique en cas de paiement anticipé d’une infraction isolée. Le contrôle se fait par les radars Saher, avec notification via Absher.
- En cas d’accident : utilise l’application Najm pour déclarer et gérer l’accident, plutôt qu’une démarche en personne.
Problèmes courants & solutions
- « On me demande une traduction au contrôle. » Garde en permanence ton PCI ou la traduction arabe agréée, avec l’original. Sans cela, l’agent peut ne pas reconnaître ton permis.
- « Je veux louer une voiture mais mon iqama est en cours. » La location avec un permis étranger n’est pas autorisée si une iqama est déjà en traitement. Dans cette zone grise, mieux vaut compter sur Uber/Careem le temps de finaliser le permis.
- « Mon permis expire pendant mon séjour. » L’autorisation s’arrête à l’expiration du permis, même avant un an. Renouvelle-le (ou bascule sur une solution de transport) pour rester en règle.
- « Je conduis la voiture d’un proche. » Vérifie que le véhicule est assuré et que tu es bien autorisé à le conduire ; l’assurance suit le véhicule.
- « Je viens pour la Omra et je veux conduire. » C’est permis, comme pour tout visiteur (règle de l’an), à condition de respecter les points ci-dessus. Vois aussi nos nouvelles réglementations Hajj et Omra 2026, notamment l’accès à La Mecque en période de Hajj.
Foire aux questions
- Un touriste peut-il conduire en Arabie Saoudite avec son permis ? Oui. Un visiteur peut conduire avec un permis étranger ou international valide jusqu’à un an après son entrée, ou jusqu’à l’expiration du permis, selon le plus proche.
- Faut-il un permis international (PCI) ? Le permis national est accepté, mais s’il n’est pas en arabe, prévois un PCI ou une traduction arabe agréée. C’est le plus sûr pour passer les contrôles sans accroc.
- Peut-on conduire avec un permis français en Arabie Saoudite ? Oui, en tant que visiteur, dans la limite d’un an, avec un PCI ou une traduction arabe agréée et une assurance valide sur le véhicule.
- Combien de temps un nouveau résident peut-il garder son permis étranger ? Environ trois mois après l’obtention de l’iqama, avant de devoir convertir son permis en permis saoudien.
- Les chauffeurs recrutés à l’étranger ont-ils les mêmes droits que les visiteurs ? Non. Ils disposent de trois mois maximum, avec un permis traduit par une agence agréée et correspondant au véhicule.
- Les ressortissants du Golfe doivent-ils faire un permis temporaire ? Non. Ils conduisent avec leur permis national pour toute sa durée de validité. En revanche, un PCI émis dans un pays du Golfe n’est pas reconnu.
Sources vérifiées (datées)
Information recoupée par plusieurs sources indépendantes et confirmée par les services officiels :
- Code de la route saoudien, article 42 — durée d’un an pour le permis étranger/international.
- Direction générale de la circulation (Moroor)
- LegalClarity (2026) — barème indicatif des amendes (feu rouge, vitesse, ceinture, remise de 25 %).
- Sources officielles à consulter pour ta situation : moi.gov.sa, absher.sa, et le compte @eMoroor.
Avertissement : cet article est informatif et ne constitue pas un conseil juridique. Les règles et les barèmes peuvent évoluer. Pour ta situation précise, vérifie toujours sur les plateformes officielles (Absher, Moroor) ou auprès d’un professionnel agréé.
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Voir aussi tous nos guides Véhicules & Conduite.


